Antonio Parras pour "Snake" (Bob Morane n°31)
Antonio PARRAS
Couverture de "Snake"
d'Henri Vernes (Bob Morane n°31)
Puisque nous sommes dans les serpents avec les Méduses, restons-y un peu, avec cette splendide gouache du regretté Antonio Parras pour la couverture d'un petit volume "pulp".
Comme quoi, les grands auteurs ne se moquent jamais de leur public...

Avec le détail de la gueule du serpent...
Méduse par Olivier Ledroit
MEDUSE
par
Olivier LEDROIT
(2012)
N'aimerait-on pas croiser son regard? Un grand merci à Olivier.

Méduse par Jean-Baptiste Andreae
MEDUSE
par
Jean-Baptiste ANDREAE
(acrylique sur papier fort, 2011)
Pour le plaisir des yeux, voici une envoûtante Méduse dans la lumière glauque d'un paysage fantastique digne des meilleurs Romantiques.

Il s'agit d'une commande faite en 2011 à Jean-Baptiste Andreae dont le talent n'est plus à démontrer. Il vient de publier, en collaboration avec Lupano, un très alléchant Azimut chez Vents d'Ouest. Et rien n'empêche de lire ou de relire les trois tomes de sa Confrérie du Crabe.
On peut admirer son savoir-faire sur ces quelques détails:
Olivier Ledroit signe son passage à Marseille
Exposition Olivier Ledroit (suite 4)
Voici enfin le petit film de la signature d'Olivier Ledroit sur le sol de la Galerie-Anna-Tschopp le 14 juin dernier.
Qu'il soit remercié pour sa gentillesse, sa disponibilité et son talent.
Vernissage de l'exposition Olivier Ledroit
Exposition Olivier Ledroit à Marseille (suite3)
Quelques photos du vernissage, sans commentaires car il est très tard...
Et pour finir, comme il est de coutume à la Galerie Anna-Tschopp, Olivier Ledroit a laissé sa marque au sol...
Oups, je me rends compte qu'il faut ouvrir un compte ailleurs pour télécharger une vidéo. Ce sera donc pour plus tard...
Exposition Olivier Ledroit Marseille
Exposition Olivier Ledroit à Marseille (suite 2)
Voici maintenant le deuxième niveau de la Galerie Anna-Tschopp avec les peintures d'Olivier Ledroit. Cliquez sur les images pour les agrandir.
Et pour le plaisir, un petit retour au premier niveau.
Les prochaines images seront sans doute celles du vernissage, jeudi en toute fin de soirée.
Exposition Olivier Ledroit à Marseille
Exposition Olivier Ledroit à Marseille (suite)
Voici comme promis les premières photos de l'exposition d'Olivier Ledroit à la Galerie Anna-Tschopp.
Deux vues générales:
Comme vous pouvez le voir, les originaux sont présentés avec les albums correspondants.
Le coin des crayonnés et des cases:
La vitrine sur la rue avec juste une petite Spirou assez coquine.
Une bien belle pièce (collection particulière) sur la gauche en entrant...
Sans doute la suite à demain avec la partie peinture au deuxième étage de la galerie...
Exposition-vente Olivier LEDROIT
Exposition-vente Olivier LEDROIT
Plus de 40 oeuvres d'Olivier Ledroit sont exposées du lundi 11 juin (17 heures) au lundi 18 juin (17 heures) dans le cadre exceptionnel de la Galerie Anna-Tschopp à Marseille.
http://www.anna-tschopp.com/
Les heureux visiteurs pourront y découvrir toutes les facettes du travail de l'artiste: des planches (Xoco, Requiem, Sha...), des illustrations de couverture, des cases, des crayonnés, des peintures dont entre autres la grande fée qui illustre l'affiche (100 x 100cm).
Pour avoir vu l'ensemble des oeuvres exposées dès la réception à la Galerie, je peux dire que cette exposition ne se moque pas du public, et d'autant moins qu'elle s'adresse aux amateurs du 9ème art (et quand il s'agit d'Olivier Ledroit, on ne compte pas les afficionados) comme aux amateurs d'art contemporain curieux de découvrir ces autres talents qui font courir les acheteurs en salles de ventes.
L'idée de cette exposition est en effet de faire se croiser des publics qui veulent de moins en moins rester enfermés dans leurs petits mondes respectifs où l'on dit qu'il y avait "tout le monde" quand dix personnes en vue se sont déplacées.
Le vernissage aura lieu le jeudi 14 juin à partir de 19h30 en présence d'Olivier Ledroit. C'est à ce moment-là que le catalogue numérique téléchargeable de l'exposition sera mis en ligne.
Quelques photos de la Galerie Anna-Tschopp dans son quotidien:
Et en attendant de voir les oeuvres aux cimaises, de tout petits détails (quelques centimètres carrés!) de planches présentées pour que les fans impatients puissent jouer aux devinettes...
D'autres infomations à suivre dès le début de l'expo.
Grande tournée internationale de dédicaces pour BESSERON et FELDER (Mélo Biélo)
Un peu de pub!

UN REGARD PAR-DESSUS L'EPAULE, de Pierre PAQUET et Tony SANDOVAL, Paquet, 2010
Scénario de Pierre Paquet
Dessin et couleur de Tony Sandoval
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Si le grain ne meurt...
La superbe couverture de l'album annonce très clairement le thème: la vie est ambivalente, et elle ne bourgeonne et n'éclate que parce qu'elle nous a d'abord percé de part en part. Le plus grand des bonheurs et la pire des souffrances ne sont pas plus dissociables que le recto et le verso d'une feuille.
La tête contre les murs
Pepe a onze ans et ne rêve que de faire des bêtises. Quelque chose se produit brutalement dans sa vie qui prend d'abord la forme d'une curieuse invitation: ce n'est pas le Lièvre de Mars, mais l'enfant Jésus qui, ayant lâché la main de sa mère, la Vierge de Montserrat, invite Pepe à passer de l'autre côté... du mur.
Commence alors un voyage initiatique à la poursuite d'une lumière fuyante. Chassé par d'effrayants grognements, Pepe se jette la tête contre les murs qui, cédant les uns après les autres, lui dévoilent d'autres mondes où il découvre ce que c'est que d'être adulte.
L'enfant croit tout savoir, l'adulte doit prendre ses responsabilités: ce n'est pas en croupissant sur un banc, à ressasser ses souvenirs que l'on vit. Il faut provoquer son destin, admettre que ses actes sont irréversibles, que l'on fait souvent le mal en croyant faire le bien, que la beauté jouxte la mort, que l'homme est le pire des prédateurs et qu'il est pourtant capable d'amour.
Et puis surtout, surtout, que la mort propre n'est rien ("Il paraît qu'il n'y a rien de plus facile que de monter les marches du Paradis.") comparée à la mort de l'autre avec laquelle s'évanouit l'enfance.
Cela m'embête un peu, parce que vous pourriez penser que c'est un album déprimant. Mais non, il est juste en phase avec ce qu'il dit, et offre de la légèreté et de la fantaisie en écho à l'horreur.
A cet égard, Pierre Paquet a eu l'intelligence de faire appel à Tony Sandoval dont le dessin porte en lui toute cette ambiguïté. On connaît ses délicates jeunes filles meneuses de loups et porteuses de bêtes immondes en leur sein. On connaît la force, la rage de ses rockers, capables de faire naître des mondes brutaux.
Ici, le dossier qui clôt le volume est passionnant, car il permet de comprendre la technique de Tony Sandoval: planches crayonnées au trait subtil mises en couleurs a posteriori. Il permet aussi de s'interroger sur ce qui se passe entre le scénario et la mise en images à en croire les feuilles d'indications de Pierre Paquet qui semblent laisser libre cours au dessinateur ou inviter au dialogue.
Une dernière petite indication sur la Vierge romane de Montserrat. Liée au mythe fondateur de la Catalogne, liée donc à une identité nationale, accompagne-t-elle pour cela Pepe dans sa quête d'identité? Mais je ne comprends pas pourquoi cette austère vierge noire dont on peut voir quelques photos dans le dossier, est devenue dans l'album cette figure toute en rondeurs. Peut-être parce que Pepe la voit comme cela, familière et rassurante?
J'aurais sans doute posé la question aux auteurs si j'avais pu participer au vernissage de l'exposition proposée par Lorenzo Pioletti dans sa librairie galerie à Lausanne (Libraire Raspoutine, http://www.raspoutine.ch/).
Mais ce n'est que partie remise, car je compte bien profiter de la durée de l'exposition (jusqu'au 29 mai 2010) pour voir tout cela de plus près!



































